2021 peut être considérée comme une année éprouvante pour la viticulture française. Les vignerons français ont effectivement connu une crise historique et un millésime douloureux à cause des conditions climatiques capricieuses.
Entre autres, ils ont dû surmonter les effets dévastateurs du gel, du mildiou, de la sécheresse et des incendies sur les vignes. En fait, ils s’attendaient déjà à une vendange réduite de plus d’un quart. Mais ils garantissent la qualité de leurs vins, notamment les valeurs des vins naturels.
L’essor du « vin méthode nature »
Les vignerons continuent justement de produire des vins naturels pour répondre aux besoins croissants des consommateurs. Malgré les vendanges tardives et en baisse, ils essaient de respecter le cahier des charges du « vin méthode nature » pour fournir des vins respectueux de l’environnement et de la santé.
Il est vrai que les vins naturels ne sont pas encore officiellement reconnus à l’heure où l’on parle. Mais les vignerons soutiennent la nouvelle Charte validée par la DGCCRF et l’INAO et se basent sur des engagements clairs.
Les vins qu’ils proposent sont produits avec 100% de raisins, des vendanges manuelles et une vinification avec des levures indigènes uniquement. Ils n’ajoutent pas d’intrant et ils ne modifient pas la constitution du raisin. Ils n’ont pas non plus recours à des techniques physiques brutales ou traumatisantes et ils n’ajoutent pas du sulfite avant et lors des fermentations.
Une récolte de faible quantité mais de meilleure qualité
Si l’on se réfère aux dates de vendanges 2021, les premiers coups de sécateurs ont été donnés vers la fin du mois d’août. Ils concernaient tout d’abord le Bordelais. Ensuite, ils étaient suivis une dizaine de jours plus tard par les blancs, puis par les rouges.
D’après de nombreux témoignages, la récolte est de faible quantité, mais de meilleure qualité. Le ministère de l’agriculture a estimé début août que la récolte française attendue en 2021 sera comprise entre 32,6 millions et 35,6 millions d’hectolitres. Ce qui est en reflux de 24 à 30% sur un an.
De son côté, le président du Conseil Interprofessionnel du vin de Bordeaux, Bernard Farges a déclaré que : « Les raisins qui restent sont magnifiques ». En fait, les épisodes de gel et d’attaques de mildiou n’ont pas altéré la qualité des raisins restants. Et la fraîcheur estivale permettait aussi de préserver un potentiel aromatique fort pour les blancs et les rosés.






